Les Editoriaux

EDITORIAL M – 3
LE Lombric vous informe…

Jeter ses déchets dans la nature n’est pas insignifiant pour la planète. En effet, ils ont tous un temps de dégradation naturel plus ou moins long, à l’image des chewing-gums qui mettent 5 ans à s’autodétruire, ou encore 200 ans pour les canettes en aluminium.

La nature n’est pas une poubelle,
ne jetez pas dans la nature et faites le tri !

DURÉE DE VIE DES DÉCHETS LES PLUS RAPIDEMENT « BIODÉGRADABLES  » :

  • Trognon de pomme : 1 à 5 mois
  • Mouchoir en papier : 3 mois
  • Papier journal : de 6 à 12 mois
  • Allumette : 6 mois

DÉCHETS SE DÉGRADANT DE 12 MOIS À 10 ANS :

  • Mégot de cigarette : de 1 à 2 ans
  • Ticket de bus ou de métro : environ 1 an
  • Gant ou chaussette en laine : 1 an
  • Papier de bonbon : 5 ans
  • Chewing-gum : 5 ans
  • Huile de vidange : 5 à 10 ans

DÉCHETS SE DÉGRADANT DE 10 ANS À 1000 ANS :

  • Canette en acier : 100 ans
  • Canette en aluminium : de 10 à 100 ans
  • Pneu en caoutchouc : 100 ans
  • Briquet plastique : 1 siècle
  • Boîte en aluminium : 100 à 500 ans
  • Pile au mercure : 200 ans
  • Couche jetable : 400 à 450 ans
  • Serviette ou tampon hygiénique : 400 à 450 ans
  • Sac en plastique : 450 ans

DÉCHETS LES PLUS RÉSISTANTS :

  • Bouteille en plastique : 100 à 1000 ans
  • Verre : 4 à 5000 ans

Qui est le SMITOM-LOMBRIC

Le SMITOM-LOMBRIC, syndicat de traitement des déchets pour le centre-ouest de la Seine-et-Marne, a pour mission d’aider ses communes adhérentes à mettre en place la collecte sélective des différents matériaux recyclables. Il assure la compétence traitement des déchets ménagers pour 67 communes (300 000 habitants) et la compétence collecte pour 29 communes (140 000 habitants).

La mascotte du SMITOM-LOMBRIC est le LOMBRIC. Cet acronyme signifie «Les Ordures Ménagères Bien Recyclées, Incinérées ou Compostées».

Et aussi sur les réseaux sociaux :

 

EDITORIAL M – 5/6
La route : amie ou ennemie de la biodiversité ?

par Christophe Parisot

Directeur Seine-et-Marne environnement

La route est souvent synonyme d’animaux écrasés. Qui n’a pas vu un hérisson,
une chouette ou tout autre animal écrasés sur la route ? Qui n’a pas eu à éviter ou non un animal ?
Et ceci n’est que la face émergée de l’iceberg. En effet, il faut se rappeler que tous les impacts qui, en été,
viennent salir notre pare-brise et nos avants de voiture, dont le lave glace et le lavage ont du mal à venir à bout sont… des insectes, insectes percutés en roulant. On entend même de plus
en plus dire qu’au final il y en a moins qu’avant : signe d’une dégradation de la biodiversité ?Une évaluation réalisée à partir de comptages faits dans la région de Fontainebleau en 1990 a donné
les résultats suivants : 60 billions (60 × 1012) d’insectes meurent dans un choc contre un véhicule
chaque année en France (66,420 milliards pour la seule région de Fontainebleau), et il y aurait plus de 100 tonnes
de cadavres d’insectes (plus gros que ceux qui restent collés sur les véhicules) le long de nos routes.
Outre ces chiffres, l’impact sur la biodiversité n’est pas négligeable. Mais ces chiffres et
ces cadavres sont aussi la preuve que les routes sont de véritables ruptures de la continuité écologique :D’une part par l’artificialisation qu’elles constituent (chaussées imperméables, milieu hostile),
mais aussi par le fractionnement des espaces qu’elles génèrent, isolant ainsi les populations de
certains animaux les unes des autres, avec certaines chaussées infranchissables (voirie large, fort
trafic et parapet central… sans compter les sels de fonte pour le déneigement et l’éclairage des chaussées créant une pollution lumineuse).
Les routes représentent 20 000 km en Seine-et-Marne dont « seulement » environ 4 340 km de routes départementales.
Autant dire que les obstacles sont nombreux : il suffit alors de regarder une carte des routes et de se focaliser non plus sur les routes mais sur le nombre et la surface des espaces entre elles.
Toutefois, les routes hors agglomération présentent souvent des bermes (partie non roulable de l’accotement d’une route) végétalisées.Sur les environs 3 000 km de routes départementales concernées, (soit environ 6 000 km de bermes,
130 km² représentant 2,2 % du territoire), le Département a fait le choix de ne plus utiliser de phytosanitaire.
L’arrêt de cette pollution permet déjà au sol de retrouver des fonctionnalités. Mieux, il a choisi de pratiquer
une gestion différenciée : avec des coupes de sécurité (sur le premier mètre et au niveau des panneaux et carrefours)
régulières afin d’assurer la sécurité routière, et le reste avec un seul entretien par an en pratiquant une coupe haute.
Ainsi, la végétation évolue en prairie plutôt qu’en pelouse. Cette gestion moins intensive permet à la biodiversité de s’exprimer : les plantes peuvent accomplir leur cycle complet de vie (pour les plantes herbacées) et les insectes
(papillons, et autres butineurs), trouver un lieu de reproduction, de nourrissage mais également, pour bon nombre d’animaux, un lieu de déplacements entre lieux de vie : c’est donc un élément de trame verte et bleue, ambition de
l’État de permettre la circulation des espèces.D‘autres actions vont dans ce sens, comme le crapauduc de Sorques à Montigny sur Loing, permettant
aux amphibiens de traverser la route en passant sous la chaussée, ou le passage sous route du carrefour de Paris à Fontainebleau,
pensé pour les piétons, cyclistes, cavaliers et… animaux, ou encore la gestion de bassins routiers en zones humides artificielles.
Aussi, à la question du titre, il est difficile de trancher. Les impacts de la route sur la biodiversité ne peuvent être ignorés et sont importants. Pour autant, il est possible de faire de la route un élément fort du territoire pour la faune et la flore sans compter l’aspect paysager des floraisons prairiales des accotements.
Christophe Parisot


EDITORIAL M – 7
Le zéro phytosanitaire : des bords de route aux jardins …

Peu de personnes le savent, et pourtant, l’accès à la ressource en eau en Seine et Marne est tendu et ce, pour différentes raisons.
La première est une question de quantité. La Seine et Marne est un département bien arrosé avec d’importantes nappes d’eau souterraine notamment, la principale, la nappe de Champigny. Pour autant, cette nappe ne fait pas qu’alimenter les Seine et Marnais, elle alimente aussi les industriels, les agriculteurs et… l’agglomération parisienne en partie.
Aussi, quand tout le monde prélève et que la sècheresse sévit, très rapidement la nappe est sous tension en descendant sous des niveaux dits « d’alerte » et c’est ce qui s’est passé ces dernières années sèches. Nous sommes aujourd’hui temporairement sortis de cette situation dont chacun est responsable lorsqu’il ne maîtrise pas sa consommation (arrosage des pelouses, piscine et autres usages non indispensables qui doivent faire l’objet de restrictions de soi-même dans ces situations).
Mais le propos ici porte sur un autre sujet. Non pas sur la quantité mais sur la qualité et notamment la potabilité. C’est donc bien l’accès à l’eau potable qui est compromis et qui d’ailleurs, ne peut être desservi partout en Seine et Marne.En Outre l’usage agricole de pesticides auquel chacun, avec sa bonne conscience, pense immédiatement, c’est aussi les autres usages sans intérêt économique qu’il faut regarder. En effet, ces produits « miraculeux », évitant l’huile de coude et tuant la biodiversité, qui nous font tant peur, font « propre » … mais polluent l’eau. Alors qui, de l’herbe indésirable ou de son tueur, (biocide : tueur de vie) est le plus sale ?
Ces usages vont des bords de routes, aux jardins en passant par les espaces verts, la voirie… Or, ces produits sont beaucoup plus polluants sur ces espaces (en proportion au m2) que dans les champs (ce qui n’empêche pas aux agriculteurs de faire des efforts).Sur les surfaces imperméables, le produit ruisselle jusqu’au caniveau et jusqu’au cours d’eau.
Quant aux autres utilisations, les produits sont généralement surdosés tant dans les communes que chez les particuliers à qui il est vendu de gros bidons alors qu’il ne faut que quelques millilitres, et où le dosage par rapport à la surface à traiter est souvent flou.Fort de ces constatations, et avec d’autres partenaires : Etat, Agence de l’Eau Seine Normandie…, le Département de Seine et Marne s’est lancé dans un plan départemental de l’eau afin de rendre l’accès à la ressource en eau à tous les Seine et Marnais mais aussi à mieux gérer la ressource en terme quantitatif et qualitatif.
C‘est dans ce cadre que le Département a fait le choix d’arrêter d’utiliser les herbicides en bord de route qui servaient à dégager panneaux, glissières ou terre-pleins de toute végétation. Ce choix s’est fait en acceptant la présence d’herbe par endroit, sans négliger la sécurité. Aussi, pour compléter ce dispositif et récupérer du temps de travail (le temps de désherbage manuel par coupe, rabotage ou arrachage étant supérieur pour les agents) la réflexion s’est aussi engagé sur la gestion différenciée en se posant la question de pourquoi couper l’herbe si souvent : hormis la coupe de sécurité sur le bord immédiat de la route et le dégagement des panneaux et carrefours, le reste n’est fauché qu’une fois l’an permettant ainsi à la biodiversité de reconquérir ces espaces.
Dans le cadre de ce plan, le Département, avec l’association AQUI Brie a choisi d’accompagner les communes pour mieux utiliser les phytosanitaires (en utilisant les bons dosages) voire apprendre à s’en passer. Ainsi, la plupart des communes ont été diagnostiquées et ont engagé une réduction et de nombreuses sont au zéro phyto tant sur les routes, dans les espaces verts que dans les cimetières (qui restent l’endroit où les habitants tolèrent le moins la vie !).Il est grand temps que cela arrive dans nos jardins : des rayons de produits chimiques en vente libre sans conseil ni explication, appliqués sans protection… avec des produits au contact des animaux domestiques, des enfants…Le plan national Ecophyto 2018 a permis déjà de rendre obligatoire le Certiphyto, obligeant au moins, un vendeur à être formé (ce qui reste très largement insuffisant). Aujourd’hui, entre les sites internet apportant des conseils sur les solutions alternatives (animaux auxiliaires, associations végétales…), les solutions préventives et les remèdes de grand-père, mais aussi les produits d’origine naturelle vendus dans ces mêmes rayons de produits phytosanitaires, chacun peut faire autrement.
D‘autant plus qu’il faut dorénavant s’y préparer. En effet, l’Etat, après plusieurs lois visant à cadrer l’usage des phytosanitaires dans les communes, a décidé, malgré les lobbies, d’interdire l’usage de phytosanitaire dans les villes, dès le 1er janvier 2017 puis, pour les particuliers, au 1er janvier 2019.Alors prenons les devants, et après les bords de routes, acceptons aussi la nature dans notre jardin. Les sols s’en porteront mieux, les cours se verdiront un peu ou complètement : c’est le moment de repenser à nouveau les espaces et leurs besoins de minéralité.
Quel plaisir de manger des produits de son jardin sains et sans produits chimiques et ainsi de préserver notre chance d’avoir de l’eau potable au robinet !
Christophe Parisot


EDITORIAL M – 8
La Terre de plastique ……

Quelle belle invention le plastique ! Solide, modelable en des formes multiples et peu cher, donc permettant d’être jeté sans avoir à consigner. A tel point qu’on a remplacé beaucoup de récipients par ce fameux plastique et qu’il semble impensable de s’en passer.

On a juste oublié un détail. Que devient-il après usage ? Personne n’y avait vraiment pensé jusqu’au jour où on s’est rendu compte qu’il y en avait partout.Evitons au maximum sa consommation et rappelons-nous que la bouteille plastique en bord de route n’est que la face visible du… septième continent que nous laisserons à nos enfants comme souvenir de notre civilisation du jetable.

Eh oui, il est tellement simple de jeter plutôt que de ramener chez soi un emballage vide. C’est si encombrant. Ainsi, les bords de routes, entre autres, sont devenus la poubelle des personnes souhaitant alléger leur véhicule (voire leur vessie, après l’avoir vidée dans la bouteille).


Certes, on a lancé le recyclage, mais qui pour la plupart des communes ne concerne que certains plastiques, les bouteilles essentiellement. Eh oui, parce que tous les plastiques ne sont pas les mêmes et ne peuvent se mélanger pour être recyclés. Et seules quelques usines de tri sont équipées de lecteur optique permettant de trier les différents plastiques.

N’oublions pas aussi que le plastique, malgré tous ses avantages, provient du pétrole dont nous sommes dépendants et dont la ressource se tarit progressivement. L’autre conséquence aussi est que les molécules qui le composent ne sont pas connues dans la nature et donc ne peuvent aujourd’hui pas être dégradées par les organismes naturels (imaginez le jour où une bactérie ou tout autre organisme se spécialisera dans le plastique et imaginez alors les problèmes que cela posera à notre civilisation). Aussi, il ne peut être que fragmenté. L’objet se casse et recasse, se retrouve dans les sols, l’eau… est consommé par des organismes et va ensuite passer dans leur prédateur, s’accumuler… On ne pense souvent qu’à la tortue ayant pris un sac plastique pour une méduse, et pourtant une récente étude a montré la présence de plusieurs dizaines de particules de plastique dans les moules !

Outre l’objet plastique qui se dégrade, nos inventeurs se sont dits : pourquoi ne pas mettre de micro billes plastique dans les cosmétiques ou autres substances pour avoir de nouvelles propriétés ? Qui dit cosmétique dit douche, station d’épuration et cours d’eau. Aujourd’hui la loi biodiversité va interdire cet usage. Voir aussi la généralisation de l’isolation en polystyrène pour économiser l’énergie mais qui, lors de la déconstruction, créera de minuscules billes partant avec le vent. Ou encore le polystyrène mis dans les pots de fleurs avant plantation dans la terre.

Tout cela finit dans nos sols, notre eau, et finit à la mer

dans des zones d’accumulation et notamment forme ce que l’on nomme le septième continent, fait de petites particules de plastique sur plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur et toutes les conséquences sur la chaîne alimentaire.

Alors le mieux reste d’éviter d’en utiliser, proscrire le jetable (et se fendre d’un lavage de la vaisselle), autant que possible réutiliser (eh oui, quelquefois le même flacon peut vivre de nombreuses années encore) et lorsque l’on a usé le flacon, c’est le mettre dans la bonne poubelle pour être recyclé ou au moins incinéré (en produisant un peu d’énergie de récupération).

Aujourd’hui on nous parle de plastiques à base d’amidon végétal (maïs, pomme de terre, bambou…). Certes, ils sont d’origine renouvelable mais veillons bien à ce qu’ils soient bien biodégradables ou composables. Le mieux reste encore de les mettre à la poubelle plutôt que dans la nature.

Christophe Parisot



EDITORIAL M – 9
La bouteille du bord de route…

Il n’est pas rare de retrouver en bord de route diverses bouteilles notamment de verre, reliques de boissons au volant ou à l’arrêt.
Qui pourrait croire que, ce qui n’apparaît qu’un déchet, peut être meurtrier ?En effet, parmi ces innombrables contenant les bouteilles de verre représentent un réel danger pour la biodiversité.
Ces bouteilles abandonnés abritent généralement encore un peu du précieux nectar qu’elles contenaient. Ainsi, sucré ou alcoolisé, ce liquide constitue ce que l’on nomme en écologie un piège attractif.
Cette technique est en effet utilisée pour attirer des insectes dans des pièges afin de les recenser.
Au sol, la bouteille joue le même rôle. Insectes et autres arthropodes, micro mammifères, quelquefois amphibiens, vont ainsi être attirés soit par le liquide pour certains soit par les animaux déjà piégés.
Un goulot étroit orienté vers le sol et les animaux vont s’y engouffrer avec une préférence pour les bouteilles vertes d’une célèbre marque dont le goulot se rétrécie brusquement.Ainsi les animaux entrant ne peuvent plus ressortir piégés par cette surface lisse avec une brusque remonté.
Ce piège très efficace peut ainsi contenir des dizaines de cadavres d’insectes mais aussi, pour, en moyenne, une bouteille sur 10, des restes de micro mammifères, de 1 à quelquefois 10 individus.
C’est ainsi que Seine et Marne environnement, inspirée par d’autres structures avant elle, a lancé un inventaire des micro mammifères. Souris, mulots et musaraignes sont autant d’animaux que tout le monde connaît et côtoient mais dont au final on ne connaît que peu la répartition et les différentes espèces.D’une part parce qu’elles sont difficiles à observer vivantes : rapides, se faufilant rapidement, il est souvent difficile de savoir à quelle espèce on a à faire. Or, certaines sont rares et spécifiques de certains habitats et, même si d’autres sont communes, comme beaucoup d’autres espèces, elles peuvent rapidement devenir menacées.
C’est pourquoi, il fallait faire un état des connaissances sur l’ensemble du territoire départemental.Une technique consiste à poser des pièges non mortels, mais ces animaux très actifs peuvent très vites mourir ce qui nécessite des relevés fréquents et une quantité importante de pièges à poser.
Une autre est de les étudier mortes notamment en faisant un appel à contribution des contenu de tapettes, ou autres proies de chats ramenés amoureusement à leur maître. Outre la communication nécessaire et les déplacements générés, reste le problème de traiter des cadavres frais.
La dernière, plus classique, est de trouver des rapaces nocturnes (les diurnes digérant les os) et d’étudier les restes osseux. Très efficace, la technique se heurtent à la difficulté de trouver les nids de ces rapaces, et, pour la plus simple, la Chouette effraie, qui niche dans les combles et clochers, le problème est de trouver suffisamment de lieu de reproduction, l’espèce devenant de plus en plus rare et ne fréquentant pas les milieux très urbanisés.Aussi, en ramassant si possible (et ça l’est malheureusement souvent) 100 bouteilles par 100km², en notant soigneusement le lieu et la date du ramassage, en cassant ensuite les bouteilles une par une, et enfin en analysant les restes osseux notamment de mâchoires et de crânes (les dents sont des éléments importants à la détermination, on peut aboutir à améliorer la connaissance en valorisant la mortalité induite par ce déchet.
15 espèces ont ainsi pu être notées de façon certaines sur le département et leur répartition mieux connue.
Christophe Parisot

 

4 pensées sur “Les Editoriaux”

      1. Cet espace est le vôtre. Vos observations sont les bienvenues pour réussir ensemble ce défi qui nous concerne tous et plus encore nos descendants.

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